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La Française Bécassine est à Melbourne…

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La française Bécassine est à Melbourne depuis une semaine : c’est la deuxième fois qu’elle y vient… Elle s’étonne toujours, Bécassine, débarquée de sa Bretagne natale : elle s’étonne, car elle voit en les habitants de cette ville des extra-terrestres.

Cela lui a fait la même impression quand, pour la première fois, elle mit le pied sur le sol parisien.

Elle est un peu frileuse et l’hiver d’Australie lui faisait un peu peur. Il faut dire que l’été laissé derrière elle faisait l’unanimité : consternant.

Allait-elle trouver la même chose en pire ? Eh bien non ; même température, saison différente.
Bien sûr, les météorologues vous expliqueraient le réchauffement de la planète (un réchauffement ? quel réchauffement ?)… Ce n’est point sa tasse de thé, et encore moins sa préoccupation.

Elle ouvre de grands yeux comme des soucoupes : un spectacle se déroule, inimaginable… Finalement, ce sont les habitants de Melbourne qui ont tout compris : ils sont mitigés sur la conduite à suivre.

Alors, ils se dédoublent, optant pour la partie supérieure à réchauffer : bonnets de7654276140_01b36bdde2_c laines, écharpes, parkas, polaires, etc, et… bermudas et tongs pour le bas, voire pas de chaussures du tout…

Ou alors, l’inverse : petite robe fluide, dos-nu, collants de laine et bottes fourrées…
N’y a-t-il pas de saisons dans ce pays ? Bécassine supporte aisément son imperméable « demi-saison », son pantalon « demi-saison », ses chaussures « demi-saison ».

« Demi-saison », c’est quoi cette chose typiquement française, un tantinet dépassée ?

Convenons-en, les gens font ce qu’ils veulent, s’habillent comme ils veulent – au diable les contingences – mais avouez que c’est bien pratique d’avoir des vêtements ni chauds, ni froids…
Bref… de demi-saison.

En France, les « Collections » des grands couturiers donnent le ton : une collection d’été, une collection d’hiver. Quand une se termine, on solde pour mettre en rayons, dans les grands magasins, la nouvelle qui sera soldée à son tour.

7654268710_d3e412ac30_oBécassine relève son col en frissonnant, quand elle croise un « improbable » légèrement vêtu ; elle pense avec nostalgie à son enfance où le dimanche avant Pâques, on mettait, vaille que vaille, des socquettes blanches que l’on quittait à la Toussaint pour des chaussettes hautes, toutes aussi blanches.

St Kilda, la banlieue de Melbourne, a ses originaux, nullement préoccupés, une fois pour toutes, par ce qui se porte ou pas, par les « Collections », les saisons, la France, les traditions… Bécassine a compris : elle regarde mais ne commente plus… sauf si… mais non, elle ne le fera plus.

Image Credits:
1. Bécassine by Celine Nadeau on Flickr
2. Bare some for bare trees in winter, via Meet me on the streets
3. Bécassine, faïencerie de Pornic


Ceci est un guest-post de Suzie Le Pape…
Merci à Suzie pour sa contribution à Ma Vie Française ™.



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1 Comment




  1. geraldine
    8 years ago

    Les tongs et la doudoune. Ca doit faire un choc visuel. 🙂 Ils te regardent comme une extraterrestre avec tes vêtements de mi-saison ?