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Review: Madame Bovary

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`Emma Bovary, écœurée par son mari, Charles, un médecin banal, cherche le bonheur. Elle a une liaison avec Léon, un clerc de notaire, et avec Rodolphe, un aristocrate libertin. Désespérée de quitter sa vie monotone, elle supplie Rodolphe de l’enlever. Finalement, il accepte, bien qu’il commence à s’ennuyer d’elle. Le jour où Emma prévoit de partir avec son amant, celui-ci disparaît.

Bouleversée, Emma reprend sa liaison avec Léon, et se réjouit de le subjuguer. Mais ses visites entraînent des dépenses excessives et Emma contracte des dettes auprès d’un usurier. Quand celui-ci la menace, Emma implore Léon ainsi que Rodolphe de lui donner de l’argent. Les deux hommes refusent et Emma explose de colère. Voilà une des dernières scènes avant le dénouement inoubliable de cette histoire, celle de Madame Bovary.

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Depuis que j’ai lu sa nouvelle La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, je suis complètement amoureuse de Flaubert, de son style d’écriture et de ses personnages, qui ne sont jamais complètement bons ni complètement diaboliques, mais vrais.

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Dans Madame Bovary, Flaubert met en lumière non seulement la réalité lamentable de l’amour (tous les hommes dans la vie d’Emma la déçoivent finalement), mais également celle du bonheur (malgré tous ses efforts, Emma ne le trouve jamais). À la fois une étude profonde sur la dépression et une histoire sur la banalité de la vie, Madame Bovary me pousse à me demander si le vrai bonheur existe vraiment.

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Dans la version dans laquelle Isabelle Huppert joue le rôle principal, Claude Chabrol capte parfaitement la complexité de cette œuvre et de ses personnages. Isabelle Huppert, une comédienne unique, incarne l’égoïsme et la froideur d’Emma. Au fur et à mesure, on découvre sa fragilité, et le spectateur est tiraillé entre un écœurement devant les liaisons incessantes et de la pitié face à la crise vécue par cette femme.

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Sorti en 1991, ce film classique, rempli de costumes éblouissants, fût une réussite. Cependant, à vrai dire, je n’avais jamais entendu parler de Chabrol, bien qu’il soit apparemment un des plus importants cinéastes de la Nouvelle Vague. Il paraît qu’il est moins connu chez les anglophones que ses collègues, Truffaut et Godard. Cela me semble curieux, étant donné à quel point sa version de Madame Bovary est franchement incontournable.

Plein de souffrance et d’intrigues, c’est un film pour une soirée pluvieuse, où l’on est tout seul, à regarder en mangeant du délicieux chocolat. À voir !

Images Credits: Images 1, 2, 3, 4 – hopscotchfilms.com.au ; image 5 – excessif.com

 



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1 Comment




  1. Valentine Camus
    7 years ago

    Well Mia, you’re quite good at reviewing “Madame Bovary”, you almost gave me the envy to see the movie! Though I have to admit I read the book and found it quite boring (but well-written and at least puzzling, that’s true). Have you read his short story “Un coeur simple”? I think I liked this one, even if it was a bit slow as well …