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Interview: Zoé Cotlenko – Part 1

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Éclat de Mode salon–’Bijorhca’ à Paris

This article is in French. Click here to read it in English.

Zoé Cotlenko, nous sommes sur le salon Éclat de Mode–Bijorhca, le salon professionnel international du bijou mode, qui a lieu à Paris.

Depuis combien de temps faites-vous les salons ?

Depuis douze ans, depuis le début de ma carrière. Les salons constituent pour moi le moyen le plus simple de rencontrer des clients surtout à l’échelle internationale. En quelques jours, je rencontre des personnes qui ont des petites boutiques, mais également de grands acheteurs tels ceux des grands magasins et des boutiques de musées. J’ai commencé rapidement ce mode de commercialisation, je continue et j’en suis contente.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’être créatrice de bijou ?

C’est une histoire un peu familiale. Mon père, depuis que je suis enfant, nous a toujours offert à moi et mes sœurs des bijoux pour nos anniversaires. Il adore l’art africain. Souvent, il nous offrait de gros bijoux immettables, notamment des bijoux d’esclave. On était petites et à huit ans, on se retrouvait avec des bracelets d’un kilo et demi faits pour décorer plutôt que pour être portés. Cet univers du bijou africain, de cet art tribal, est en même temps un appel au voyage et à la liberté. Aujourd’hui, cela me permet de développer mon imagination avec cette idée que tout est possible, les petits gris-gris, les objets à base de récupération. Tout cela m’a donné une ouverture sur la créativité et une grande liberté dans mon travail.

Quelle est votre formation ?

Au départ j’ai fait une école de commerce comme mon père. C’était une tradition familiale. Très vite après avoir fini mon école, je me suis aperçue que les métiers liés à cette formation ne me plaisaient pas, que cela ne correspondait pas à mon caractère. J’ai ensuite commencé une école d’architecture et de design (Camondo) et là encore, je me suis aperçue que travailler sur une grande échelle ne me convenait pas. J’ai donc choisi le bijou. Le bijou permet d’être mobile, d’avoir son atelier avec soi, de continuer de vivre en travaillant, de voyager. C’est pour cela que j’ai vraiment adoré et que je continue à adorer ce métier même si je voyage moins aujourd’hui. Même si je suis moins mobile, j’ai toujours deux ou trois petites choses dans mon sac qui me permettent de passer le temps et de m’occuper les mains.

Merci Zoé pour l’interview que vous avez accordé à Ma Vie Française™. Nous sommes heureux de vous avoir rencontré et d’avoir fait la connaissance avec vos créations.

Vous pourrez lire la deuxième partie de l’interview de Zoé Cotlenko ici.



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1 Comment




  1. Emmanuelle Tremolet
    7 years ago

    Merci Zoé pour l’interview accordée à My French Life.
    J’aime beaucoup ta nouvelle collection ! Enfin quelques choses de nouveau, pas de déjà vu !!!! Une collection pleine d’intelligence !