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Dans les flammes électro du groupe français Justice

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This article is in French. Click here to read it in English.

Le nouveau duo sulfureux de la French Touch, c’est incontestablement eux. Sulfureux, insolent mais incroyablement doué, Justice représente une jeune génération de DJ prodiges. En chef de file d’une révolution musicale, le groupe incarne le futur de l’électro française.

Style mal rasé, veste en cuir et lunettes noires, au premier abord Justice possède la parfaite panoplie du groupe rock. Seulement voilà, ce duo d’électro français aime tromper son monde et cela dure depuis pratiquement dix ans. Zoom sur la carrière de ces Frenchies venus tout droit d’une autre planète.

Il était une fois en France… Justice

Les deux fondateurs, Gaspard Augé (33 ans, né à Besançon) et Xavier Dulong de Rosnay (30 ans, né à Ozoir-la-Ferrière), se rencontrent en 2003. Ensemble, ils concoctent leurs compositions maison à l’aide de vieilles machines. Une amitié musicale naît entre les deux DJ.

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Petit à petit, Justice se distingue dans le milieu de la musique électronique et se révèle avec son premier remix ‘Never Be Alone’ de Simian. C’est le déclic. Les Frenchies deviennent rapidement les petits protégés de Pedro Winter alias Busy P, célèbre DJ et producteur (créateur du label Ed Banger Records). Dès lors, le duo parisien enchaînent les collaborations avec des artistes renommés tels que Britney Spears, Fatboy Slim ou encore Franz Ferdinand.

Les ambassadeurs de la French touch

Après avoir manié l’art du remix, Justice sort en 2007 son premier album intitulé ‘Cross’. Un véritable succès puisque le disque se vend à plus de 300 000 exemplaires en France. Les deux DJ secouent les dancefloors avec leur single ‘D.A.N.C.E’ qui, au passage, rafle le titre de meilleur clip aux MTV Europe Music Awards.

Considéré comme la relève des Daft Punk, le groupe triomphe aux quatre coins du monde, notamment en Australie et au Japon. 2008 marque l’année de la consécration pour les Parisiens puisqu’ils remportent la victoire du meilleur artiste/groupe de musique électronique face à David Guetta et Bob Sinclar. Avec son deuxième opus ‘Audio, Video, Disco’ sorti fin 2011, Justice a su imposer au monde entier sa French touch avec une facilité époustouflante.

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Entre disco futuriste et rock fiévreux

En live, ces deux artistes électrisent les platines et déroulent leur son dévastateur pour le plus grand plaisir de nos oreilles. La musique de Justice se résume en deux mots : audace et démesure. Pour eux, deux mots d’ordre : l’énergie et la liberté. Les basses assomment, les lumières fusillent. Paradoxalement cette mélodie sauvage se mélange subtilement à l’univers seventies de Justice.

A noter que le groupe affectionne particulièrement les Australiens de Tame Impala et leur morceau ‘Elephant’.

Les bad boys français

Avec leur succès grandissant, Madonna propose au duo d’assurer sa première partie mais les deux DJ refusent la proposition, en déclarant « qu’une première partie n’est jamais celle pour laquelle on se déplace en concert ».

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Une autre polémique, plus médiatique cette fois, fut causée par le clip ‘Stress’ réalisé par Romain Gavras. Dans celui-ci, on suit les aventures de banlieusards se livrant à des scènes de violence gratuite. Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) porte alors plainte pour «stéréotypes et clichés racistes», qu’il retirera par la suite.

Alors, envie d’aller les voir en concert ? 

Image Credits:
1. Justice, by Jason Persse, via Flickr
2. Gaspard Augé et Xavier Dulong de Rosnay, by Neil Krug, via Flickr
3. Justice, by NRK P3, via Flickr
4. Justice en concert, by M Aquila, via Flickr


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